Call: Email:

Leur sexe second sexe


leur sexe second sexe

La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée. Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme. En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour.

Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème.

Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme. Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage. Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte.

Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait. La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau.

Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués. Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion.

Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts.

Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Elle compense son ignorance par une admiration pour les hommes, par des superstitions , du fanatisme , un refus du changement. Les hommes sont responsables aussi, en ne donnant pas les moyens aux femmes de se libérer. Pour devenir essentielle, la femme fait de son monde accouchements… de grands événements.

Dans la religion, les femmes sont poussées à se faire victimes, à se complaire, se résigner. Beauvoir admet néanmoins que la vie de la femme moyenne comporte quelques avantages: Seule la bourgeoise, oisive convaincue de ses droits mais qui ne sait rien, reste très critiquée. Beauvoir analyse dans cette partie les attitudes que les femmes adoptent souvent pour fuir leur liberté. La femme est narcissiste principalement pour deux raisons: En se regardant, elle se fige dans la mauvaise foi.

Elle ne peut surmonter une rupture que si elle a des projets. Leurs mots, leur attitude sont sexuels. Elles se font objets, idoles. Une fonction féminine reste lourde à accepter: Elle est aussi moins instruite que les hommes. Une femme patronne est mal vue par les hommes et les femmes et doit toujours faire ses preuves.

Beauvoir constate avec tristesse que les hommes restent les plus doués. En fait la situation des femmes écrivains est trop neuve pour permettre le génie. Il leur manque encore la liberté concrète qui ouvre les portes du monde. Si la femme devenait autonome, tout le monde y gagnerait. Mais en , le passé pèse encore. Il faudra aussi faire le deuil du charme féminin. Cette section se propose d'explorer les réceptions immédiate et plus tardive , influences pour les mouvements féministes, la philosophie féministe, mais aussi pour les femmes "ordinaires" etc.

Dès sa parution en , Le Deuxième Sexe connut un grand retentissement. L'historienne française Sylvie Chaperon écrit d'ailleurs: On m'offrait de me guérir de ma frigidité, d'assouvir mes appétits de goule, on me promettait des révélations, en termes orduriers, mais au nom du vrai, du beau, du bien, de la santé et même de la poésie, indignement saccagés par moi. C'est par ces mots que Simone de Beauvoir relate la réception immédiate de son essai, quatorze ans plus tard, dans le troisième volume de ses mémoires.

Il faut d'abord dire un mot du contexte de publication du livre afin de comprendre et d'analyser les réactions des intellectuels. D'un point de vue historique, relier son livre à son contexte d'écriture [ 11 ] et de publication est nécessaire. A la suite de la chercheuse historienne américaine Judith Coffin [ 12 ] , on peut dire que l'essai est un livre d'après-guerre par son réformisme, son radicalisme, son désir de recréer un monde nouveau, sur de nouvelles bases lesquelles permettront de reconcevoir l'humanité en libérant du fardeau du passé, à savoir la Deuxième Guerre Mondiale et l'épisode de la collaboration [ 12 ].

Reconstruction nationale après l'épisode la Seconde Guerre Mondiale, guerre froide, guerre froide des intellectuels Les intellectuels et les critiques firent éclater un scandale dans l'espace public. Nombre d'articles furent publiés. Ils sont regroupés dans l'ouvrage d'Ingrid Galster et témoignent du climat régnant à la parution du livre et dans les mois qui suivirent [ 13 ]. Sur 35 articles, 23 sont négatifs et concernent les intellectuels de droite, les catholiques, les protestants mais également les communistes.

Au vu du contexte décrit plus haut, trois raisons peuvent venir justifier ces critiques négatives [ 14 ]:. En France, les critiques négatives vinrent surtout des catholiques et des communistes: Le contexte en général explique cette hostilité: Hors de France, les réactions furent diverses. Le Deuxième Sexe fut traduit surtout en allemand , en anglais et en japonais. Mais au début, ces traductions ne portaient souvent que sur des extraits ou comportaient des erreurs gênantes.

Depuis la fin des années , Le Deuxième Sexe intéresse de nouveau. Cette citation d'Erasme s'inspirait à son tour d'une citation de l' Apologétique de Tertullien , père de l'Église mort en à Carthage: Si Tertullien vise à montrer que l'homme se construit par sa quête de Dieu, Erasme prouve l'importance fondamentale de l'éducation humaniste dans le développement de la personnalité du futur adulte.

Simone de Beauvoir, enfin, montre que l'image de la femme est une construction entièrement sociale et aliénante, imposée aux femmes dès leur enfance à travers une éducation qui les infantilise et les rend dépendantes des hommes [ 17 ]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cet article ne cite pas suffisamment ses sources septembre Folio essais, , p. C'est à un professeur de zoologie que revint la traduction, Howard M. En , l'universitaire américaine Margaret A.

Simons publia un article pour dénoncer les multiples coupes dont Le Deuxième Sexe avait été l'objet. Ces coupes eurent pour conséquence le rendez-vous manqué de l'essai avec la philosophie du fait de la mauvaise traduction des termes philosophiques. De plus, elle jugea les coupes effectuées sexistes puisque de nombreuses références de l'histoire des femmes et de femmes autrices furent abandonnées. Ainsi, cette traduction ne fut pas sans effet dans la postérité de l'essai dans le monde anglophone.

Voir l'article de Margaret A. Simons, "The silencing of Simone de Beauvoir. Écritures des femmes et des hommes "ordinaires": Le discours des intellectuels français sur la sexualité, Toulouse, Mémoire de Master 1, Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe , classique. On naît femme, on ne le devient pas , Claudine Junien et Peggy Sastre, causeur. Espaces de noms Article Discussion. Navigation Accueil Portails thématiques Article au hasard Contact.

La dernière modification de cette page a été faite le 6 avril à L'humain qui la définit ainsi ne peut choisir. Entre ces deux mensonges se cachent sans aucun doute la question de propre incarnation.

L'humain ne doit donc plus choisir, mais se réfléchir. C'est l'heure sans doute , le siècle, le moment de la confrontation. Ainsi peut on voir des bourgeoises totalement aliénée à leur situation sociale, et d'un autre côté voir une ouvrière prendre parole et pleine conscience de soi. L'inverse est tout autant possible. L'humain, le mâle, quant à lui veut vivre sa transcendance.

Se déplacer, aller plus loin, se dépasser, s'élaborer lui même. Découvrir, explorer, trouver de nouvelles prairies. Transcendance vers une liberté. Une conquête que lui imposerait sa destinée biologique. On voit bien que la nature de l'homme ne tient pas , ne suffit pas face à l'idée de la transcendance, mais il est étrange de voir comment par contre on voudrait qu'un naturel féminin colle parfaitement à l'idée de l'immanence Le cerveau de l'humain est bien trop grand pour se loger éternellement dans une caverne Que dit le maître?

Que doit comprendre l'esclave,? Quel visage prend le seigneur? Quelle est notre histoire? Quels furent à travers l'histoire de l'humanité notre rapport au corps, à l'autre, à la sexualité, au désir, au plaisir, à l'amour, à la procréation, à l'avortement, Immanence pour l'Autre.

Mais qui est l'Autre? Quel est cette idée de l'Autre? Quand , pourquoi et par qui cette Autre a t elle été construite? L'Autre éternelle et immuable, qui recèle et qui conserve, qui a les bras remplis de gerbes , de descendance, l'Autre qui, ainsi faite, a les deux bras tellement remplis qu'elle ne s'accomplit pas ailleurs qu'elle ne le doit.

Alors Beauvoir va vite très vite, la tâche est immense, l'humain s'est mis en marche depuis si longtemps et sur la terre entière. Bref l'Autre, la presque demeurée animale. L'humanité a t elle élaborer la théorie de la différence par crainte de faire face à sa plus élémentaire substance? A t on crée un leurre, une fausse idée, perverti l'altérité? L'Autre, est ici est femelle puisque tel est le sujet de cet essai. Mais cette réflexion portée sur l'Autre peut nous amener à établir le schéma mental de l'élaboration de tout Autre.

L'Autre faisant toujours face à soi il convient donc d'en un premier temps de ne pas méconnaître cet en soi à partir duquel nous élaborons depuis des millénaires tous les déclinaisons, inclinaisons, torsions, et perversions d'un réel à partir desquels nous inventons toujours l'Autre qui n'est en fait que l'image retour de nous mêmes. Mais pour celles qui n'y ont malheureusement pas accès. C'est à celles là , mais aussi à ceux, et celles également qui les maintiennent et les contraignent à vivre un état qu'ils déclarent naturelles, à tous , il faut que ce livre soit lu, enseigné, traduit, transmis, étudié, discuté.

Qu'il soit ainsi débattu de cet essai. Dans cet essai, Beauvoir, invite l'humaine à dépasser une horizontalité par la pensée de sa verticalité, un ordre que l'auteure a souhaité transmettre pour donner plein sens au devenir de l'humanité. Un grand texte, à lire, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un texte militant: Il suffit de trois voyageurs réunis par hasard dans un même compartiment pour que tout le reste des voyageurs deviennent des autres vaguement hostiles.

Les femmes ne sont majoritairement que d'ennuyeux seconds rôles, et dans cette circonstance, la femme est l'Autre, cet autre dont l'anthropologue Sonia Darthou écrivait récemment qu'il peut surgir et venir vous perturber, vous paniquer ou vous méduser ; cet Autre que les villageois du Rapport de Brodeck, suspicieux, avaient éliminé ; cet Autre qui sème le trouble dans le pensionnat de jeunes filles de Mrs Farnsworth chez Thomas Cullinan ; cet Autre dont l'intérieur reste toujours dans une pénombre un peu inquiétante, et qu'il faut au moins surveiller, au mieux contrôler.

Qu'est-ce qui a permis à l'homme d'imposer à l'Autre une telle souveraîneté universelle? Simone de Beauvoir répond au travers d'un essai philosophique dont le premier tome, d'environ pages, fut écrit en Parcourant l'histoire, les mythes, la biologie et l'éducation, elle date l'asservissement de la femme à son rôle de porteuse au sein du clan préhistorique, dans lequel l'homme devait avoir les mains libres pour défendre le groupe.

La condition féminine serait le résultat de cette position secondaire, la consécration de l'existence humaine n'étant pas, au contraire de la vie animale, la reproduction mais la transcendance: Et la femme, animée d'un même sens de la vie, "applaudit avec l'homme le chasseur qui meurt pour la tribu". Sculptés durant des millénaires, à coups de religions, de morale, de mythes, d'outils culturels en tous genres, les stéréotypes de l'homme-guerrier et de la femme-vassale, sont devenus des modèles toujours enseignés.

Servantes adorées, les princesses, auxquelles on ne demande que d'être belles et parées, attendent que des chevaliers, auxquels on ne réclame que d'être braves et armés, viennent les choisir, les délivrer, et illuminer leurs existences. Mais son tour de force a été que la femme elle-même se considère en tant qu'étrangère sur sa propre terre, et qu'ainsi elle adhère et concourt au maintien de sa position subordonnée et l'inculque à ses jeunes soeurs. Cet excellent essai philosophique, moderne, intéressant, accessible, trouvera sa fin dans un second volume qui nous entraîne "vers la libération".

Sachant que Simone de Beauvoir estimait que "Lorsque deux catégories humaines se trouvent en présence, chacune veut imposer à l'autre sa souveraineté" et que "si l'une des deux est privilégiée, elle l'emporte sur l'autre et s'emploie à la maintenir dans l'oppression", il se pourrait que le chemin à parcourir soit bien plus long qu'il n'y paraît, voire même que nous soyons incapables d'y accéder. Un des piliers du féminisme.

L'essai est divisé en trois parties: On s'aperçoit que les "avancées" sont plus dûes à un pouvoir qui tente d'en contrecarrer un autre qu'à une réelle volonté d'égalité. La troisième partie traite des mythes construits. Ne connaissant que très peu les oeuvres évoquées dans cette section, je l'ai survolée décortiquer des textes qu'on a pas lu, ce n'est pas très passionnant.

Qu'en penser au final? Je me suis senti parfois perdu face aux interprétations que l'auteur tirait des faits, soit par manque de bagage pour comprendre de quoi il était question, soit par l'impression de se retrouver face à des explications un peu tirées par les cheveux.

Ce premier des deux tomes concernant la situation de la femme dans le monde qu'elle habite - et a habité - nous informe de façon assez exhaustive sur ce qu'est - et a été - historiquement la position de celle-ci.

En débutant par cet élément fondateur qu'est la biologie - début qui est, heureusement, très bien détaillé - De Beauvoir nous relate ensuite ce qu'a été la vie de la femme historiquement, mais aussi mythologiquement, c'est-à-dire de quelle manière elle a, en tant que femme, traversé et marqué les consciences.

Ce livre est très bien fait. Il aborde la condition de la femme par ce qui la détermine en premier lieu, c'est-à-dire le fait biologique. On y apprend ainsi comment la femme, par la menstruation, la grossesse, est placée très rapidement dès la puberté face à l'immanence; tandis que l'homme, n'ayant pas à vivre d'événements aussi "traumatisants" physiquement parlant, se découvre plutôt comme aérien et transcendant.

La femme se voit alors ramenée sans cesse à son immanence et finit par y rester coincée, par croire que sa vie ne consiste qu'en cela; tandis que l'homme ne ressentant pas le poids de ces chaînes, peut plus facilement se développer dans des sphères transcendantes et croire, à son tour, qu'il n'est pas, ou si peu, soumis aux aléas de la chair.

Enchaînant ensuite avec les considérations historiques, De Beauvoir démontre bien comment cette inégalité physiologique, entres autres, a été utilisée âprement de façon à asservir et à soumettre la femme à travers les âges et les époques.

Ainsi les hommes, plus souvent qu'autrement, en cherchant à affirmer leur volonté de puissance, n'ont pas eu de mal à écraser les femmes et à les reléguer à des rôles et à des positions de subalternes, voire même, dans certains contextes, d'esclaves. La conscience de l'homme, cherchant à devenir souveraine, travaillait ainsi à réduire cette Autre, à la dominer pour pouvoir régner.

Elle était aussi la cible idéale sur qui l'on pouvait projeter tout ce que l'on arrivait pas à accepter chez soi, à savoir la peur, le dégoût, l'incertitude, la sentimentalité, etc.

C'est de cette façon que toutes sortes de mythes ont existé - et existent encore - au sujet des femmes; on les voit, tour à tour: Cette lecture a été très bénéfique pour moi, Elle m'a permis de prendre compte de cette réalité qu'est celle de la femme et de son être au monde. L'ouvrage comportant pages, De Beauvoir prend bien la peine d'expliquer et de détailler à coups d'exemples et de faits historiques sa position.

Nous pourrions lui reprocher, et cela ne serait pas inexact, une certaine tendance à tracer au crayon noir des éléments de la vie biologique ou historique ne laissant pas beaucoup de place pour la nuance, et pourtant l'exercice s'avère nécessaire pour qui cherche à faire un peu plus de lumière sur la question et, au final, pas si loin de la réalité puisque appuyé par des recherches et une réflexion sérieuse.

En terminant, je dirais que ce livre est un livre essentiel pour toutes personnes s'intéressant au féminisme. Citations et extraits Voir plus Ajouter une citation. Signaler ce contenu Voir la page de la citation.

..

Vidéos de sexe cougar massage sexe

La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée. Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme.

En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème.

Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme. Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage.

Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte. Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait.

La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau. Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté?

Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués. Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion. Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts. Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Elle compense son ignorance par une admiration pour les hommes, par des superstitions , du fanatisme , un refus du changement.

Les hommes sont responsables aussi, en ne donnant pas les moyens aux femmes de se libérer. Pour devenir essentielle, la femme fait de son monde accouchements… de grands événements. Dans la religion, les femmes sont poussées à se faire victimes, à se complaire, se résigner.

Beauvoir admet néanmoins que la vie de la femme moyenne comporte quelques avantages: Seule la bourgeoise, oisive convaincue de ses droits mais qui ne sait rien, reste très critiquée.

Beauvoir analyse dans cette partie les attitudes que les femmes adoptent souvent pour fuir leur liberté. La femme est narcissiste principalement pour deux raisons: En se regardant, elle se fige dans la mauvaise foi.

Elle ne peut surmonter une rupture que si elle a des projets. Leurs mots, leur attitude sont sexuels. Elles se font objets, idoles. Une fonction féminine reste lourde à accepter: Elle est aussi moins instruite que les hommes. Une femme patronne est mal vue par les hommes et les femmes et doit toujours faire ses preuves.

Beauvoir constate avec tristesse que les hommes restent les plus doués. En fait la situation des femmes écrivains est trop neuve pour permettre le génie. Il leur manque encore la liberté concrète qui ouvre les portes du monde. Si la femme devenait autonome, tout le monde y gagnerait. Mais en , le passé pèse encore. Il faudra aussi faire le deuil du charme féminin. Cette section se propose d'explorer les réceptions immédiate et plus tardive , influences pour les mouvements féministes, la philosophie féministe, mais aussi pour les femmes "ordinaires" etc.

Dès sa parution en , Le Deuxième Sexe connut un grand retentissement. L'historienne française Sylvie Chaperon écrit d'ailleurs: On m'offrait de me guérir de ma frigidité, d'assouvir mes appétits de goule, on me promettait des révélations, en termes orduriers, mais au nom du vrai, du beau, du bien, de la santé et même de la poésie, indignement saccagés par moi. C'est par ces mots que Simone de Beauvoir relate la réception immédiate de son essai, quatorze ans plus tard, dans le troisième volume de ses mémoires.

Il faut d'abord dire un mot du contexte de publication du livre afin de comprendre et d'analyser les réactions des intellectuels. D'un point de vue historique, relier son livre à son contexte d'écriture [ 11 ] et de publication est nécessaire. A la suite de la chercheuse historienne américaine Judith Coffin [ 12 ] , on peut dire que l'essai est un livre d'après-guerre par son réformisme, son radicalisme, son désir de recréer un monde nouveau, sur de nouvelles bases lesquelles permettront de reconcevoir l'humanité en libérant du fardeau du passé, à savoir la Deuxième Guerre Mondiale et l'épisode de la collaboration [ 12 ].

Reconstruction nationale après l'épisode la Seconde Guerre Mondiale, guerre froide, guerre froide des intellectuels Les intellectuels et les critiques firent éclater un scandale dans l'espace public. Nombre d'articles furent publiés. Ils sont regroupés dans l'ouvrage d'Ingrid Galster et témoignent du climat régnant à la parution du livre et dans les mois qui suivirent [ 13 ]. Sur 35 articles, 23 sont négatifs et concernent les intellectuels de droite, les catholiques, les protestants mais également les communistes.

Au vu du contexte décrit plus haut, trois raisons peuvent venir justifier ces critiques négatives [ 14 ]:. En France, les critiques négatives vinrent surtout des catholiques et des communistes: Le contexte en général explique cette hostilité: Hors de France, les réactions furent diverses.

Le Deuxième Sexe fut traduit surtout en allemand , en anglais et en japonais. Mais au début, ces traductions ne portaient souvent que sur des extraits ou comportaient des erreurs gênantes.

Depuis la fin des années , Le Deuxième Sexe intéresse de nouveau. Cette citation d'Erasme s'inspirait à son tour d'une citation de l' Apologétique de Tertullien , père de l'Église mort en à Carthage: Si Tertullien vise à montrer que l'homme se construit par sa quête de Dieu, Erasme prouve l'importance fondamentale de l'éducation humaniste dans le développement de la personnalité du futur adulte.

Simone de Beauvoir, enfin, montre que l'image de la femme est une construction entièrement sociale et aliénante, imposée aux femmes dès leur enfance à travers une éducation qui les infantilise et les rend dépendantes des hommes [ 17 ].

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cet article ne cite pas suffisamment ses sources septembre Folio essais, , p. C'est à un professeur de zoologie que revint la traduction, Howard M. En , l'universitaire américaine Margaret A. Simons publia un article pour dénoncer les multiples coupes dont Le Deuxième Sexe avait été l'objet.

Ces coupes eurent pour conséquence le rendez-vous manqué de l'essai avec la philosophie du fait de la mauvaise traduction des termes philosophiques.

De plus, elle jugea les coupes effectuées sexistes puisque de nombreuses références de l'histoire des femmes et de femmes autrices furent abandonnées. Ainsi, cette traduction ne fut pas sans effet dans la postérité de l'essai dans le monde anglophone.

Voir l'article de Margaret A. Simons, "The silencing of Simone de Beauvoir. Écritures des femmes et des hommes "ordinaires": Le discours des intellectuels français sur la sexualité, Toulouse, Mémoire de Master 1, Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe , classique.

On naît femme, on ne le devient pas , Claudine Junien et Peggy Sastre, causeur. Espaces de noms Article Discussion. Navigation Accueil Portails thématiques Article au hasard Contact. La dernière modification de cette page a été faite le 6 avril à Et pour cela comprendre l'histoire de ce rapport. L'humaine fut, et est majoritairement, toujours aliénée, reléguée, maintenue, en son état d'immanence. Celle qui maintient, celle qui transmet, celle qui doit veiller à le reproduction.

Reproduction, maintien, génération de la chair. Soutenue par l'élaboration pure et simple d'un conservatisme de lois veillant à ce que ce projet soit assujetti et maintenu. N'est elle pas devenue l'arbre du fruit mais également la pécheresse du jardin? L'humain qui la définit ainsi ne peut choisir. Entre ces deux mensonges se cachent sans aucun doute la question de propre incarnation.

L'humain ne doit donc plus choisir, mais se réfléchir. C'est l'heure sans doute , le siècle, le moment de la confrontation. Ainsi peut on voir des bourgeoises totalement aliénée à leur situation sociale, et d'un autre côté voir une ouvrière prendre parole et pleine conscience de soi.

L'inverse est tout autant possible. L'humain, le mâle, quant à lui veut vivre sa transcendance. Se déplacer, aller plus loin, se dépasser, s'élaborer lui même. Découvrir, explorer, trouver de nouvelles prairies. Transcendance vers une liberté. Une conquête que lui imposerait sa destinée biologique. On voit bien que la nature de l'homme ne tient pas , ne suffit pas face à l'idée de la transcendance, mais il est étrange de voir comment par contre on voudrait qu'un naturel féminin colle parfaitement à l'idée de l'immanence Le cerveau de l'humain est bien trop grand pour se loger éternellement dans une caverne Que dit le maître?

Que doit comprendre l'esclave,? Quel visage prend le seigneur? Quelle est notre histoire? Quels furent à travers l'histoire de l'humanité notre rapport au corps, à l'autre, à la sexualité, au désir, au plaisir, à l'amour, à la procréation, à l'avortement, Immanence pour l'Autre. Mais qui est l'Autre? Quel est cette idée de l'Autre?

Quand , pourquoi et par qui cette Autre a t elle été construite? L'Autre éternelle et immuable, qui recèle et qui conserve, qui a les bras remplis de gerbes , de descendance, l'Autre qui, ainsi faite, a les deux bras tellement remplis qu'elle ne s'accomplit pas ailleurs qu'elle ne le doit.

Alors Beauvoir va vite très vite, la tâche est immense, l'humain s'est mis en marche depuis si longtemps et sur la terre entière.

Bref l'Autre, la presque demeurée animale. L'humanité a t elle élaborer la théorie de la différence par crainte de faire face à sa plus élémentaire substance? A t on crée un leurre, une fausse idée, perverti l'altérité? L'Autre, est ici est femelle puisque tel est le sujet de cet essai. Mais cette réflexion portée sur l'Autre peut nous amener à établir le schéma mental de l'élaboration de tout Autre. L'Autre faisant toujours face à soi il convient donc d'en un premier temps de ne pas méconnaître cet en soi à partir duquel nous élaborons depuis des millénaires tous les déclinaisons, inclinaisons, torsions, et perversions d'un réel à partir desquels nous inventons toujours l'Autre qui n'est en fait que l'image retour de nous mêmes.

Mais pour celles qui n'y ont malheureusement pas accès. C'est à celles là , mais aussi à ceux, et celles également qui les maintiennent et les contraignent à vivre un état qu'ils déclarent naturelles, à tous , il faut que ce livre soit lu, enseigné, traduit, transmis, étudié, discuté.

Qu'il soit ainsi débattu de cet essai. Dans cet essai, Beauvoir, invite l'humaine à dépasser une horizontalité par la pensée de sa verticalité, un ordre que l'auteure a souhaité transmettre pour donner plein sens au devenir de l'humanité. Un grand texte, à lire, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un texte militant: Il suffit de trois voyageurs réunis par hasard dans un même compartiment pour que tout le reste des voyageurs deviennent des autres vaguement hostiles.

Les femmes ne sont majoritairement que d'ennuyeux seconds rôles, et dans cette circonstance, la femme est l'Autre, cet autre dont l'anthropologue Sonia Darthou écrivait récemment qu'il peut surgir et venir vous perturber, vous paniquer ou vous méduser ; cet Autre que les villageois du Rapport de Brodeck, suspicieux, avaient éliminé ; cet Autre qui sème le trouble dans le pensionnat de jeunes filles de Mrs Farnsworth chez Thomas Cullinan ; cet Autre dont l'intérieur reste toujours dans une pénombre un peu inquiétante, et qu'il faut au moins surveiller, au mieux contrôler.

Qu'est-ce qui a permis à l'homme d'imposer à l'Autre une telle souveraîneté universelle? Simone de Beauvoir répond au travers d'un essai philosophique dont le premier tome, d'environ pages, fut écrit en Parcourant l'histoire, les mythes, la biologie et l'éducation, elle date l'asservissement de la femme à son rôle de porteuse au sein du clan préhistorique, dans lequel l'homme devait avoir les mains libres pour défendre le groupe.

La condition féminine serait le résultat de cette position secondaire, la consécration de l'existence humaine n'étant pas, au contraire de la vie animale, la reproduction mais la transcendance: Et la femme, animée d'un même sens de la vie, "applaudit avec l'homme le chasseur qui meurt pour la tribu". Sculptés durant des millénaires, à coups de religions, de morale, de mythes, d'outils culturels en tous genres, les stéréotypes de l'homme-guerrier et de la femme-vassale, sont devenus des modèles toujours enseignés.

Servantes adorées, les princesses, auxquelles on ne demande que d'être belles et parées, attendent que des chevaliers, auxquels on ne réclame que d'être braves et armés, viennent les choisir, les délivrer, et illuminer leurs existences.

Mais son tour de force a été que la femme elle-même se considère en tant qu'étrangère sur sa propre terre, et qu'ainsi elle adhère et concourt au maintien de sa position subordonnée et l'inculque à ses jeunes soeurs. Cet excellent essai philosophique, moderne, intéressant, accessible, trouvera sa fin dans un second volume qui nous entraîne "vers la libération".

Sachant que Simone de Beauvoir estimait que "Lorsque deux catégories humaines se trouvent en présence, chacune veut imposer à l'autre sa souveraineté" et que "si l'une des deux est privilégiée, elle l'emporte sur l'autre et s'emploie à la maintenir dans l'oppression", il se pourrait que le chemin à parcourir soit bien plus long qu'il n'y paraît, voire même que nous soyons incapables d'y accéder. Un des piliers du féminisme. L'essai est divisé en trois parties: On s'aperçoit que les "avancées" sont plus dûes à un pouvoir qui tente d'en contrecarrer un autre qu'à une réelle volonté d'égalité.

La troisième partie traite des mythes construits. Ne connaissant que très peu les oeuvres évoquées dans cette section, je l'ai survolée décortiquer des textes qu'on a pas lu, ce n'est pas très passionnant. Qu'en penser au final? Je me suis senti parfois perdu face aux interprétations que l'auteur tirait des faits, soit par manque de bagage pour comprendre de quoi il était question, soit par l'impression de se retrouver face à des explications un peu tirées par les cheveux.

Ce premier des deux tomes concernant la situation de la femme dans le monde qu'elle habite - et a habité - nous informe de façon assez exhaustive sur ce qu'est - et a été - historiquement la position de celle-ci.

En débutant par cet élément fondateur qu'est la biologie - début qui est, heureusement, très bien détaillé - De Beauvoir nous relate ensuite ce qu'a été la vie de la femme historiquement, mais aussi mythologiquement, c'est-à-dire de quelle manière elle a, en tant que femme, traversé et marqué les consciences.

Ce livre est très bien fait. Il aborde la condition de la femme par ce qui la détermine en premier lieu, c'est-à-dire le fait biologique. On y apprend ainsi comment la femme, par la menstruation, la grossesse, est placée très rapidement dès la puberté face à l'immanence; tandis que l'homme, n'ayant pas à vivre d'événements aussi "traumatisants" physiquement parlant, se découvre plutôt comme aérien et transcendant.

La femme se voit alors ramenée sans cesse à son immanence et finit par y rester coincée, par croire que sa vie ne consiste qu'en cela; tandis que l'homme ne ressentant pas le poids de ces chaînes, peut plus facilement se développer dans des sphères transcendantes et croire, à son tour, qu'il n'est pas, ou si peu, soumis aux aléas de la chair. Enchaînant ensuite avec les considérations historiques, De Beauvoir démontre bien comment cette inégalité physiologique, entres autres, a été utilisée âprement de façon à asservir et à soumettre la femme à travers les âges et les époques.

Ainsi les hommes, plus souvent qu'autrement, en cherchant à affirmer leur volonté de puissance, n'ont pas eu de mal à écraser les femmes et à les reléguer à des rôles et à des positions de subalternes, voire même, dans certains contextes, d'esclaves. La conscience de l'homme, cherchant à devenir souveraine, travaillait ainsi à réduire cette Autre, à la dominer pour pouvoir régner.

Elle était aussi la cible idéale sur qui l'on pouvait projeter tout ce que l'on arrivait pas à accepter chez soi, à savoir la peur, le dégoût, l'incertitude, la sentimentalité, etc.

C'est de cette façon que toutes sortes de mythes ont existé - et existent encore - au sujet des femmes; on les voit, tour à tour:


leur sexe second sexe

...

Beauvoir accable Montherlant et sa solitude trompeuse: Être phallique , il incarne la transcendance, tandis que la femme est passive, enfermée, immanente. Par son catholicisme, Paul Claudel a une vision peu émancipatrice de la femme. Beauvoir veut démystifier dans ce chapitre la gloire céleste qui tente de cacher son infériorisation terrestre.

Elle est mystère, révélation, poésie, magie. Hormis Stendhal , les écrivains analysés par Beauvoir cherchent en la femme un autre par lequel ils pourront se révéler à eux-mêmes. Beauvoir conclut le premier livre du Deuxième Sexe par un bref chapitre dans lequel elle se demande si le mythe féminin, si présent dans la littérature, est important dans la vie quotidienne.

Pour rétablir une égalité des sexes, une réciprocité est nécessaire. Hommes et femmes doivent y participer, les premiers sans duplicité, en considérant les secondes comme des êtres à part entière. Durant celle-ci, deux facteurs conduisent à une rapide infériorisation de la petite fille: Contrairement aux garçons , les filles peuvent rester longtemps dans les bras de leurs parents, être coquettes, comédiennes.

Elles vivent un complexe de castration , regrettent de ne pouvoir uriner debout. Elles sont éduquées par des femmes, prises alors dans un cercle vicieux. Elles sont plus proches du stade adulte que les garçons car des tâches ménagères leur incombent vite. La découverte décisive des filles est la supériorité des hommes. Quelques filles sont rebelles, luttent contre leur féminité: Leur puberté , plus précoce, est un bouleversement: On veut la jeune femme pure, celle-ci vit alors des refoulements , se réfugie dans la mauvaise foi, les fantasmes.

Les parents comme la culture préparent donc la fillette à son futur rôle de femme infériorisée. La transcendance des garçons se confirme avec le temps: Chez la jeune fille, le lien entre le corps et la psychologie est fort, entraînant angoisses et handicaps. Mais les filles ne sont encouragées ni en sport, ni dans les domaines intellectuels.

Elle est rarement indépendante et insouciante. Les filles se sentent inférieures aux garçons et se complaisent dans la médiocrité. Elles se font passives pour plaire, se modèlent sur les désirs des garçons. La passivité donne un certain pouvoir, séduit. Les rêveries des jeunes filles sont sans prise sur le monde.

Pour être dans la vie, elles chercheront plus une femme, comme leur professeur. Mais ces amours sont transitoires: Elles adorent un homme inaccessible qui leur semble supérieur à tous les autres et dont elles font une idole, et au nom de cet idéal, refusent les prétendants réels et la sexualité. Si la sexualité est acceptée, la jeune femme se fait autre, docile et inessentielle.

Elle est à la fois blessée et flattée par le regard des hommes: Elle est déchirée entre le destin assigné par la société et la rébellion. La mauvaise foi la caractérise: Mais en même temps, elle ne cherche pas à repousser les limites du monde réel. Alors la jeune fille ne fait rien, rêve, au mieux est extravagante.

Elle est préoccupée par le mariage et délaisse les amitiés féminines. Leur situation morale est également différente: La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur.

Souvent elle se révolte contre son destin sexuel. Cette frigidité prend fin avec un amant délicat. Selon la psychanalyse, la femme a le goût pour le masochisme, aime être dominée. Étudier la lesbienne est un moyen pour Beauvoir de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité. Il existe deux types de lesbiennes: Les femmes viriles seraient même des hétérosexuelles revendiquant autonomie et égalité.

Les rapports avec la mère conditionnent le type de relation lesbienne: Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères. Sa sexualité est ambiguë car tout en refusant la domination masculine, la lesbienne veut dominer une autre femme.

Elle fréquente parfois des hommes si elle leur trouve des intérêts communs, mais le plus souvent elle les fuit, voyant en eux des rivaux. La destinée traditionnelle de la femme est le mariage. Le plaisir est ainsi distinct de la reproduction, et même nié. Des tabous entravent dès le début le mariage. Le mariage ne peut donc être réussi que si le désir est réciproque. Cependant, le devoir règne encore dans le couple en Elle est gagnée par une dialectique: Les tâches ménagères sont nombreuses et répétitives, elles représentent une lutte permanente contre le mal et perpétuent sans cesse le présent.

La poussière fâche la femme au foyer en réalité révoltée contre son sort. Le ménage prenant permet une fuite loin de soi et une compensation sexuelle dans les sociétés puritaines.

La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée. Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme. En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème.

Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes. La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile.

La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme. Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage.

Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte. Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait.

La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau. Son défi est alors de garder une place sur Terre.

Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués. Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion. Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts.

Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Elle compense son ignorance par une admiration pour les hommes, par des superstitions , du fanatisme , un refus du changement.

Les hommes sont responsables aussi, en ne donnant pas les moyens aux femmes de se libérer. Pour devenir essentielle, la femme fait de son monde accouchements… de grands événements. Dans la religion, les femmes sont poussées à se faire victimes, à se complaire, se résigner.

Les lignes de fractures politiques observées en France traversent les frontières hexagonales: Sa traduction est confiée à Howard Parshley , professeur de zoologie à la retraite, spécialiste de la reproduction et éminent critique d'ouvrages parlant de sexe.

À l'initiative des éditeurs, soucieux d'aider leur lectorat moyen, et peu aidé par ailleurs par Beauvoir qui néglige ses courriers, il ampute le texte de son contenu philosophique. Avec en couverture une femme nue de dos, The Second Sex paraît en Le livre paraît dans une version abrégée en Suède en Delphy , Christine, Chaperon , Sylvie. Grosholz , Emily R. Aller au contenu principal. Encyclopédie pour une Histoire Nouvelle de l'Europe.

Formulaire de recherche Chercher dans ce site.





Sexes Vidéos mere fils sexe

  • 420
  • LE SEXE EN ÉTAT DÉBRIÉTÉ XXX SEXE VIDÉO
  • Scene de sexe non simulé tv sexe gratuit